Lexique comparé de la langue de Molière et des écrivains du XVIIe siècle by Génin

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Génin, F. (François), 1803-1856 Génin, F. (François), 1803-1856
French
Ever tried reading Molière and felt like you were missing half the jokes? I did. That's why I picked up this weird little book from 1856. It's not a novel—it's a detective's notebook for 17th-century French. François Génin basically spent his life playing spot-the-difference between the French Molière wrote and the French people spoke 200 years later. The mystery here isn't a murder; it's how a language slips away from us, and what we lose when the words our greatest comedians used for punchlines become footnotes. It's a time capsule for word nerds.
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l’hommage d’une sincère admiration et de l’affection la plus dévouée. F. GÉNIN. Du Bignon, 1er Octobre 1846. PRÉFACE. Notre langue française présente une particularité curieuse, que je doute qui se rencontre dans aucune autre langue moderne: c’est qu’elle a été formée deux fois sur le même type, en suivant chaque fois un procédé différent. Depuis sa naissance, vers le Xe siècle, jusqu’à la fin du XVe, le français se transforma lentement du latin, par des règles constantes que j’ai essayé d’entrevoir ailleurs, et qui sans doute finiront par être saisies et mises complétement à découvert. Au XVIe siècle, la ferveur de la renaissance méconnut, rejeta dédaigneusement tout ce qui s’était produit jusqu’alors; et l’esprit d’érudition, pour ne rien dire de pis, recommença la langue, mais sans garder aucune des règles et des lois qui avaient présidé jadis à sa naissance. Les savants renversèrent brusquement toutes les digues, pour laisser le latin et le grec faire irruption chez nous. Le déluge, à leur gré, ne pouvait jamais être assez prompt ni assez considérable. Ce flot turbulent jeta le désordre dans notre langue jusque-là si calme et si reposée; et elle éprouva de cette secousse un dérangement si profond, que jamais elle ne put reprendre son cours dans la direction précise où elle l’avait commencé. Mais le peuple, qui n’a point l’impétuosité des savants; le peuple, qui s’était fabriqué, à force de sens et d’expérience, un langage excellent, plein d’unité, de logique, approprié surtout aux délicatesses de l’oreille et rompu à celles de la pensée, le peuple demeura fidèle à ses habitudes: il continua de parler comme par le passé, et laissa les savants écrire à leur guise; de là deux espèces de langue française. Celle du peuple était la meilleure et la mieux faite, je n’en doute pas; mais celle des savants était la plus complète: et comme après tout c’est la classe lettrée qui fait marcher les idées, il fallut bien, en recevant l’idée, recevoir aussi l’expression. Mais la résistance aux nouveautés ne cède chez le peuple qu’à la dernière extrémité, et tout ce qu’il a pu soustraire à l’influence moderne, il le retient, et refuse encore à cette heure de s’en dessaisir. Les lettrés eux-mêmes ont été, sur bien des points, obligés de plier à l’obstination du peuple, et de laisser debout, au milieu de leur langue reconstruite, une foule de vestiges de l’ancien usage. Ces débris isolés, ruinés, noircis par l’âge, n’offrent plus de sens aux générations modernes, qui passent et repassent sans y faire attention, ou n’y prennent garde que pour en rire et les mépriser: la sagesse des pères est devenue folie aux yeux de leurs enfants. Cette espèce d’impiété filiale traîne avec soi son châtiment: l’ignorance orgueilleuse de notre propre idiome. Et le mal n’est pas près de cesser: la tradition, qui perpétue les expressions de la première langue française, créée uniquement par ceux qui parlaient, tend chaque jour à s’affaiblir par l’influence de ceux qui écrivent. C’est un vrai malheur, car le génie natif du français est avec le peuple, et non avec les lettrés. Le XVIIe siècle, comme plus voisin que nous de la vieille et saine tradition, la laisse aussi paraître davantage dans ses œuvres, indépendamment du talent individuel des auteurs. Cela est si vrai, que, même les écrivains de second et de troisième ordre, portent dans leur style je ne sais quelle saveur particulière qui en révèle tout de suite la date. C’est ce que prétendait Courier lorsqu’il soutenait, avec une hyperbole évidente, que la cuisinière de madame de Sévigné écrivait mieux que pas un académicien de nos jours. Mais on...

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Okay, let's be clear: this isn't a beach read. Lexique comparé de la langue de Molière is a reference book, a list. But its story is hidden in the comparisons. François Génin, a 19th-century scholar, took the sparkling, witty French of Molière, Racine, and La Fontaine and laid it side-by-side with the French of his own time. Page by page, he shows us words that changed meaning, phrases that fell out of use, and expressions that went from common slang to forgotten history.

Why You Should Read It

Reading this feels like getting a backstage pass to the 17th century. You stop seeing Molière's plays as perfect, frozen monuments. Instead, you see them as living, breathing works written in the messy, vibrant language of the day. When Génin points out that a word meant something slightly dirtier or more specific back then, a joke suddenly lands 350 years later. It turns literature from something you admire under glass into something you can almost hear and smell. It makes the past feel less distant.

Final Verdict

This is a niche pick, but a brilliant one. It's perfect for history buffs who love social details, for actors or directors tackling classic French plays, and for anyone who geeks out over how language evolves. If you think etymology is dry, this might change your mind—it's less like a dictionary and more like an archaeologist's journal, carefully brushing the dust off the words that made people laugh centuries ago. Don't read it cover-to-cover; dip in, look up your favorite Molière scene, and see it transform.



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